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Soirée Prix Nobel de la Paix : l’interview de Jean Jouzel |
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Emmanuel Maumon, le 22 mars 2008 |
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Jean Jouzel, Vice Président du GIEC, Prix Nobel de la Paix 2007 conjointement avec Al Gore, était à Cannes hier, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau. L’occasion de rencontrer cet expert scientifique spécialisé dans l’étude du réchauffement climatique pour parler de ce problème majeur pour l’avenir de notre planète et de la façon dont il a perçu l’attribution du Prix Nobel au GIEC. |
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Dans le cadre de la journée mondiale de lEau, la Lyonnaise des Eaux et le SICASIL ont organisé à Cannes une « Soirée Prix Nobel de la Paix » autour dune conférence de Jean Jouzel, Vice Président du GIEC, Prix Nobel de la Paix 2007 conjointement avec Al Gore. Loccasion de rencontrer cet expert scientifique spécialisé dans létude du réchauffement climatique. Il évoque dabord les principaux thèmes abordés lors de sa conférence. Ce spécialiste des glaciers nous parle ensuite des risques de pénurie deau, pour une grande partie de la population mondiale, que pourrait provoquer la fonte des glaciers. Jean Jouzel nous indique comment il avait perçu lattribution du Prix Nobel au GIEC et des répercussions sur cet organisme. |
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1 .
Le Dimanche 23 Mars 2008 à 13h03 ,
par Michel Escaravage |
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Un exemple de ce qu'il ne faut pas faire... |
Dans le contexte actuel de catastrophe climatique imminente, toute émission intempestive de CO2 semble intolérable. C’est pourtant le moment choisi pour envisager l’ouverture, à l’initiative de Jean-François Hénin, dit le « Mozart de la finance », entre les deux communes nivernaises de Lucenay les Aix et de Cossaye, d’une mine de charbon à ciel ouvert, couplée à une centrale thermique. La réalisation d’un tel projet entrainerait la destruction irréversible d’un paysage bocager jusqu’ici protégé des ravages du remembrement et de l’agriculture intensive. Deux rivières, qui avaient échappé dans les années soixante à la canalisation, seraient détournées. La prétention des promoteurs de séquestrer le CO2 au voisinage du site a été infirmée par Pierre Radanne, de même que celle de la l’efficacité prochaine au plan industriel de cette technologie est niée par tous les experts, en particulier dans le récent rapport de l’Académie des Sciences : « Energie 2007 2050, les Choix et les Pièges », dans lequel l’échéance 2030 voire 2050 est clairement retenue et assortie de réserves sur sa faisabilité. Les cahiers du CLIP arrivent aux mêmes conclusions. Il en résulte qu’entre 2012, date de la mise en exploitation prévue et au mieux 2030 seraient émises dans l’atmosphère des quantités intolérables de CO2. L’argument de déclarer cette entreprise « site pilote » de la captation séquestration, au prix d’atteintes majeures à l’environnement et d’une majoration de l’effet de serre, n’est nullement recevable, étant donnée sa redondance par rapport aux nombreuses expérimentations en cours en Europe et dans le reste du monde. Enfin la présence de radon à l’aplomb du gisement en quantité très importante (516 BQ par m3) témoigne de sa richesse en éléments radioactifs et laisse présager, étant donné l’affinité bien connue du radon pour le charbon, une forte radioactivité des micropoussières émises.
Docteur Escaravage – Lucenay-les-Aix
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2 .
Le Dimanche 23 Mars 2008 à 14h03 ,
par Michel Escravage |
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un mauvais exemple |
Dans le contexte actuel de catastrophe climatique imminente, toute émission intempestive de CO2 semble intolérable. C’est pourtant le moment choisi pour envisager l’ouverture, entre les deux communes nivernaises de Lucenay les Aix et de Cossaye, d’une mine de charbon à ciel ouvert, couplée à une centrale thermique. La réalisation d’un tel projet entrainerait la destruction irréversible d’un paysage bocager jusqu’ici protégé des ravages du remembrement et de l’agriculture intensive. Deux rivières, qui avaient échappé dans les années soixante à la canalisation, seraient détournées.
La prétention des promoteurs de séquestrer le CO2 au voisinage du site a été infirmée par Pierre Radanne, de même que celle de la l’efficacité prochaine au plan industriel de cette technologie est niée par tous les experts, en particulier dans le récent rapport de l’Académie des Sciences : « Energie 2007 2050, les Choix et les Pièges », dans lequel l’échéance 2030 voire 2050 est clairement retenue et assortie de réserves sur sa faisabilité. Les cahiers du CLIP arrivent aux mêmes conclusions.
Il en résulte qu’entre 2012, date de la mise en exploitation prévue et au mieux 2030 seraient émises dans l’atmosphère des quantités intolérables de CO2. L’argument de déclarer cette entreprise « site pilote » de la captation séquestration, au prix d’atteintes majeures à l’environnement et d’une majoration de l’effet de serre, n’est nullement recevable, étant donnée sa redondance par rapport aux nombreuses expérimentations en cours en Europe et dans le reste du monde. Enfin la présence de radon à l’aplomb du gisement en quantité très importante (516 BQ par m3) témoigne de sa richesse en éléments radioactifs et laisse présager, étant donné l’affinité bien connue du radon pour le charbon, une forte radioactivité des micropoussières émises.
Docteur Escaravage – Lucenay-les-Aix
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