Cybersécurité : les Assises 2026 sous le signe de l'audace à Monaco
Du 7 au 10 octobre, le Grimaldi Forum réunira décideurs et experts autour du thème “Osons !”, pour une édition marquée par les enjeux de souveraineté et de géopolitique. La cybersécurité n'est plus seulement envisagée comme une discipline défensive, mais comme un véritable levier de souveraineté, de compétitivité et de résilience pour les organisations européennes.
Dans une période bousculée par des cyberattaques massives, l’irruption des agents IA et l’arrivée du quantique, Les Assises de la cybersécurité du 7 au 10 octobre au Grimaldi Forum de Monaco placent leur édition 2026 sous le signe de l'audace. Le thème choisi, “Osons !”, traduit une évolution de fond : la cybersécurité n'est plus seulement envisagée comme une discipline défensive, mais comme un véritable levier de souveraineté, de compétitivité et de résilience pour les organisations européennes. Trois axes structureront les échanges : remettre l'humain au centre des métiers et des décisions, renforcer la coopération à l'échelle européenne au-delà du cadre réglementaire, et faire de l'intelligence artificielle, de l'automatisation et de la cryptographie post-quantique des outils maîtrisés plutôt que des dépendances subies. (Photo DR).
L'édition 2026 s'annonce d'ampleur, avec environ 3 500 participants attendus, dont 1 515 décideurs invités, 187 sociétés partenaires et près de 12 500 rendez-vous One to One préprogrammés. Le programme proposera 145 conférences, ateliers, tables rondes et meet-ups, destinés en priorité aux RSSI, DSI, directeurs techniques et risk managers, ainsi qu'aux prestataires et éditeurs du secteur. La conférence d'ouverture sera marquée par une allocution de Christophe Mirmand, ministre d'État de Monaco, et par les interventions de figures internationales telles que Vincent Strubel, directeur général de l'ANSSI, Michael Sentonas, CEO de CrowdStrike, ou encore Yinon Costica, cofondateur de Wiz.
Parmi les temps forts, le Before du 6 octobre réunira 150 décideurs invités autour de commissions de travail consacrées à la stratégie nationale cyber 2030, aux dépendances liées à l'IA ou encore à la géopolitique du renseignement. Nouveauté marquante de cette édition, les conclusions de ce huis clos seront restituées publiquement le 8 octobre, entre 14h et 16h50, transformant ces échanges fermés en recommandations accessibles à l'ensemble des participants.
Les tables rondes annoncées couvriront un large spectre de sujets stratégiques : la coopération judiciaire face à la cybercriminalité, la gestion des vulnérabilités, la résilience numérique ou encore la transformation des métiers par l'intelligence artificielle. Une session originale reviendra sur la gestion de crise médiatique vécue par le musée du Louvre, avec son RSSI Christophe Delpierre. Au fil des débats, la menace quantique, les dépendances technologiques non européennes et les nouvelles réglementations (NIS 2, Cyber Resilience Act, IA Act) seront abordées non plus comme de simples contraintes de conformité, mais comme de véritables leviers d'action pour les comités exécutifs.
En filigrane de cette édition monégasque, une question centrale se dessine : comment les organisations peuvent-elles tirer parti de l'intelligence artificielle et de l'innovation sans se placer dans une dépendance technologique, juridique ou géopolitique qui fragiliserait leur autonomie ? Une interrogation qui, dans le contexte actuel de tensions internationales, dépasse largement le cadre technique pour s'imposer comme un enjeu de gouvernance à part entière.