Deux médailles de cristal du CNRS 2026 pour l'excellence azuréenne
À l'appui des chercheurs à l'IRCAN et à Géoazur, Sabine Scarzello et Jérôme Chèze sont distingués pour leur contribution décisive à l'avancée des savoirs.
Le CNRS Côte d'Azur enrichit son palmarès 2026 avec deux médailles de cristal, décernées à des personnels d'appui à la recherche issus de laboratoires azuréens. Cette distinction récompense celles et ceux qui, par leur créativité, leur maîtrise technique et leur sens de l'innovation, contribuent aux côtés des chercheurs à l'excellence de la recherche française. Ces deux médailles viennent compléter le palmarès régional, après l'annonce de la médaille de bronze 2026 attribuée à Stéphanie Torrino, chargée de recherche à l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC). (Photo DR : Sabine Scarzello et Jérôme Chèze).
À l'Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement de Nice (IRCAN), Sabine Scarzello pilote depuis plus de dix ans les infrastructures et la prévention des risques de son unité. Docteure en biochimie, elle bifurque après un post-doctorat à la création de l'IRCAN en 2012, avec une mission structurante : bâtir de toutes pièces la politique de prévention des risques d'un institut naissant. Son périmètre s'élargit rapidement à la logistique, la maintenance et les travaux, accompagnant la croissance de l'institut, passé d'une trentaine à plus de deux cents personnels, au fil de déménagements complexes impliquant équipements sensibles et risques biologiques et chimiques. Sa double culture scientifique et technique lui permet de traduire les contraintes réglementaires en solutions concrètes, sans jamais freiner la recherche. Formatrice interne sur les laboratoires de confinement, elle forme chaque année près d'une centaine de nouveaux arrivants.
Au laboratoire Géoazur (CNRS/Université Côte d'Azur/Observatoire de la Côte d'Azur/IRD), Jérôme Chèze conçoit pour sa part des outils informatiques au service de l'étude des séismes. Cet ingénieur d'étude en ingénierie logicielle a notamment développé des programmes pour traiter les catalogues de sismicité et affiner les résultats des systèmes automatiques de détection, ainsi qu'un outil de supervision à distance des stations de mesure, aujourd'hui étendu à d'autres disciplines comme la météo ou le GNSS, avec près de six cents stations supervisées dans le monde. Il a également mené le projet Ayiti-Séismes, un réseau de sismomètres citoyens au format Raspberry déployés en Haïti depuis 2019, et participe à la visualisation en temps réel des données issues de fibres optiques sous-marines, notamment au Chili. Titulaire d'un DUT en génie électrique et informatique industrielle, il avait rejoint l'Observatoire de la Côte d'Azur en 2011 avant d'y être titularisé en 2015.