SiPearl, concepteur européen de microprocesseurs haute performance et basse consommation pour le supercalcul, l’IA et les centres de données souverains, et Quobly, qui développe des ordinateurs quantiques à base de silicium, ont signé un protocole d’accord non exclusif pour rapprocher leurs technologies. Première étape : évaluer la faisabilité de l’intégration du CPU Rhea1 de SiPearl et de son serveur de référence, Seine Server, avec un processeur quantique de la gamme Alloy de Quobly. Les partenaires travailleront ensuite sur des charges de travail hybrides combinant calcul haute performance et quantique, puis sur les architectures des futures générations. Ils entendent aussi répondre ensemble aux appels d’offres européens, notamment dans le cadre du Chips JU. Une alliance entre calcul haute performance (HPC) et informatique quantique qui pourrait faire partie des sujets abordés fin novembre lors du premier World Quantum Festival de Cannes.
"Avec Quobly, nous partageons la même vision sur la nécessité de construire un écosystème matériel européen pour l’informatique souveraine", souligne Philippe Notton, fondateur et CEO de SiPearl. Doté de 80 cœurs Arm Neoverse V1 et de 61 milliards de transistors, Rhea1 arrivera sur le marché fin 2026 et équipera JUPITER, premier supercalculateur exascale européen en Allemagne, tandis que Rhea2 sera intégré à Alice Recoque en France. SiPearl emploie 200 personnes en France, en Espagne, en Italie et à Taïwan. Fondée en 2022 et forte de plus de 100 salariés, Quobly a levé 115 millions d’euros en juin dernier et vise un million de qubits d’ici 2032.