SKEMA pose les bases de la recherche en réalité virtuelle de demain
La business school, dont l’un de ses campus majeurs est à Sophia Antipolis, pilote un consortium international réunissant plus de 30 établissements internationaux qui vient de publier dans une prestigieuse revue une étude internationale établissant les premiers protocoles mondiaux pour standardiser la recherche en réalité virtuelle.
La recherche en réalité virtuelle franchit une étape majeure avec la publication dans la prestigieuse revue les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) de l'étude "Creating Common Virtual Ground: Protocols to Democratize Open VR Research", pilotée par SKEMA Business School. Réunissant 41 chercheurs issus de plus de 30 établissements internationaux, ce consortium propose pour la première fois un cadre méthodologique commun destiné à harmoniser les recherches menées en réalité virtuelle dans les sciences comportementales. L'objectif est de répondre à l'un des principaux freins au développement de cette discipline : l'absence de standards permettant de comparer, reproduire et partager les expériences réalisées dans différents laboratoires à travers le monde.
Concrètement, l'étude définit des protocoles internationaux fondés sur trois principes essentiels : l'interopérabilité des systèmes de réalité virtuelle, la reproductibilité des expériences et l'ouverture des données, des codes et des environnements virtuels. Les chercheurs mettent également à disposition une plateforme interactive permettant aux équipes scientifiques d'appliquer ces bonnes pratiques. Cette standardisation devrait faciliter la comparaison des résultats, renforcer leur fiabilité scientifique et démocratiser l'accès à la recherche en réalité virtuelle, y compris pour des laboratoires disposant de moyens plus limités.
Pour SKEMA, cette publication constitue également une illustration de sa stratégie visant à placer les technologies immersives et l'intelligence artificielle au cœur de son enseignement, de sa recherche et de son développement international. L'étude s'appuie notamment sur Openverse, la plateforme fondée par Anand van Zelderen, un de ses enseignants-chercheurs et initiateur du projet, qui fédère des chercheurs issus d'institutions de premier plan comme Dublin City University ou l'University of California, Merced. Aux côtés d'Albert Jolink, professeur à SKEMA et co-auteur de l'étude, il rappelle que "la réalité virtuelle n'est pas seulement un puissant outil expérimental. Grâce à ces protocoles, nous posons également les fondations de la recherche de demain, soutenue par l'intelligence artificielle".
Au-delà de la réalité virtuelle, ces nouveaux standards devraient également accélérer les progrès de l'intelligence artificielle. En produisant des jeux de données homogènes et comparables à l'échelle internationale, ils permettront aux modèles d'IA d'analyser simultanément des milliers d'expériences, de détecter plus rapidement des tendances, d'identifier des biais expérimentaux et de générer de nouvelles hypothèses scientifiques. Pour Anand van Zelderen et Albert Jolink, "c'est cette convergence entre réalité virtuelle, science ouverte et intelligence artificielle qui a le potentiel de transformer durablement les sciences comportementales pour les décennies à venir". Une ambition qui conforte le positionnement de SKEMA parmi les établissements les plus engagés dans les technologies émergentes et qui se traduira dès 2027 par l'organisation, sur son campus Grand Paris, d'une conférence scientifique internationale consacrée à ces nouveaux protocoles et aux dernières avancées de la recherche en réalité virtuelle.