SKEMA : la rentrée placée sous le signe des transformations du monde
Discours inaugural de François Villeroy de Galhau (gouverneur honoraire de la Banque de France), partenariat avec l’Académie diplomatique et consulaire, hackathon consacré aux tendances émergentes : la rentrée du Programme Grande École de SKEMA Business School dans les campus de Sophia Antipolis, Paris et Lille a placé les nouveaux étudiants face aux transformations qu’ils auront à décrypter et accompagner comme futurs managers.
Pour leur premier jour au sein du Programme Grande École (PGE), les nouveaux étudiants de SKEMA ont été invités à prendre de la hauteur. Réunis en multiplex sur les campus de Lille, Grand Paris et Sophia Antipolis, ils ont assisté le 1er septembre au discours inaugural de François Villeroy de Galhau, ancien gouverneur de la Banque de France et désormais président de la Fondation Apprentis d’Auteuil. (Photos DR : à gauche, Frédérique Vidal et Didier le Bret au cours de la signature de l'accord entre SKEMA et l'Académie diplomatique et consulaire.)
Géopolitique, IA, changement climatique, rééquilibrage entre les générations
Accueilli sur le campus Grand Paris par Sylvie Jean, directrice du Programme Grande École et Rodolphe Desbordes, professeur d’économie et directeur du SKEMA Center for Global Risks, François Villeroy de Galhau a croisé pendant 45 minutes analyse économique, expérience personnelle et lecture de l’avenir. Géopolitique, intelligence artificielle, changement climatique ou encore rééquilibrage entre les générations ont nourri les échanges avec les étudiants.
“Entrer à SKEMA, c'est bien sûr acquérir des connaissances et des compétences, mais aussi apprendre à mieux se connaître, à élargir son regard et à trouver sa place dans un monde en profonde transformation. La rencontre avec François Villeroy de Galhau a donné immédiatement à cette rentrée une dimension de réflexion, d'engagement et de transmission”, souligne Sylvie Jean.
De la géopolitique à la diplomatie
Cette ouverture aux enjeux géopolitiques s’est prolongée quelques jours plus tard par la signature, le 4 septembre d’une convention de partenariat entre SKEMA Business School et l’Académie diplomatique et consulaire (ADC) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. L’accord, à l’initiative de Frédéric Munier, professeur de géopolitique et directeur de SKEMA School of Geopolitics for Business vise à renforcer les échanges entre le monde académique et les acteurs de la diplomatie française en développant les coopérations entre chercheurs, étudiants, experts et diplomates.
Parmi les actions prévues figurent la participation d’étudiants de SKEMA à la Fabrique de la Diplomatie, des contributions croisées entre experts de l’Académie et enseignants-chercheurs de SKEMA, notamment via le think tank SKEMA Publika, ainsi que la possibilité pour des diplomates de se rendre sur les campus internationaux de l’école avant leur prise de poste à l’étranger. Une manière de relier directement formation, recherche et compréhension des environnements internationaux.
Des grands défis du monde jusqu'aux signaux faibles
Autre temps fort de cette rentrée, autre format mais même volonté d’apprendre à décrypter le monde. Pendant trois jours, 160 équipes d’étudiants de première année (L3) ont participé simultanément en multiplex, à Paris, Lille et Sophia Antipolis, à un hackathon avec une mission : repérer une tendance avant qu’elle ne devienne évidente.
Labubu, “Dubai Chocolate”, gourdes Stanley… A partir de phénomènes devenus soudainement omniprésents, les étudiants ont dû chercher non pas ce qui est simplement “à la mode”, mais les transformations sociales et comportementales qui expliquent leur émergence. Avec une question centrale : “La bonne question n’est pas : qu’est-ce qu’on a inventé ? Mais plutôt : qu’est-ce qui a changé ?”
Un hackathon pour apprendre à regarder autrement
Pour confronter leurs intuitions au terrain, les étudiants ont notamment échangé avec Lorine Nanhou, Global Head of Data, CRM & Loyalty chez L’Oréal, sur la manière dont les entreprises détectent les micro-signaux, et Sophie Fromental, Global Marketing Director de Flora Food Group, autour de la montée en puissance du végétal. Au terme du hackathon, quatre tendances ont émergé : transformer son corps en projet, faire seul mais ensemble, dire qui je suis sans parler et retrouver le plaisir de ne pas savoir.
Ce hackathon, coordonné par Ludmila Striukova, professeur de management à SKEMA et directrice de l’Académie Innovation, a d’emblée placé les étudiants dans une posture qui sera essentielle dans leur vie de managers : ne pas seulement observer ce qui fonctionne aujourd’hui, mais apprendre à détecter les signaux faibles, à questionner les comportements et à comprendre les transformations qui se préparent. C’est aussi une façon très concrète de les initier à l’innovation : apprendre à regarder autrement ce qui les entoure pour être capables d’anticiper plutôt que de simplement suivre les tendances.
De la réflexion de François Villeroy de Galhau sur les grands bouleversements économiques et sociétaux au rapprochement avec l’Académie diplomatique et consulaire, jusqu’à la chasse aux signaux faibles du hackathon, la ligne directrice donnée par l’école à cette rentrée est la même : former des étudiants capables de regarder au-delà de l’évidence, pour mieux comprendre les transformations en cours et anticiper celles qui se préparent.