Sophia : sciences et ingénierie au Summer Camp 100% féminin du Campus Laffitte
La deuxième édition du Summer Camp de Mines Paris – PSL, qui réunissait trente collégiennes et lycéennes, s'est achevée jeudi dernier. Dix jours d'ateliers, de visites industrielles et de projets d'ingénierie pour un dispositif qui vise à rapprocher les jeunes filles des filières scientifiques.
Le Summer Camp 100% féminin de Mines Paris – PSL s'est achevé jeudi dernier sur le campus Pierre Laffitte à Sophia Antipolis, au terme de dix jours de colonie scientifique réunissant trente adolescentes venues de toute la France et d'ailleurs. Réservé aux jeunes filles de 3e, 2nde et 1re, ce programme entend s'engager pour la diversification des profils dans les filières scientifiques et techniques, en offrant une immersion concrète, créative et bienveillante dans le monde des sciences, de l'ingénierie et de l'innovation. L'initiative, rendue possible grâce au soutien de Petroineos, RTE, Kyndryl et du Projet Science Azur de l'UniCA, part d'une conviction partagée par ses partenaires : il est essentiel de susciter des vocations dès le plus jeune âge, en offrant à toutes les mêmes opportunités d'exploration et de réussite. (Photo DR : les jeunes participantes lors de la journée de restitution qui concluait les dix jours).
L'édition 2026 a connu un succès notable puisque 237 candidatures ont été étudiées, provenant de France entière, DOM-TOM inclus, mais aussi d'Europe, d'Asie, d'Amérique et d'Afrique. Parmi elles, 30 candidates âgées de 14 à 17 ans ont finalement été retenues, réparties à parts égales entre les classes de 3e, 2nde et 1re. Le programme a veillé à l'égalité des chances, avec 5 élèves boursières parmi les sélectionnées, 2 collèges REP et 10 établissements encordés représentés, ainsi que 3 internats d'excellence, les candidates retenues venant finalement de France, d'Europe et d'Amérique du Sud.
Pendant leur séjour, les participantes se sont réparties en trois groupes autour de projets scientifiques concrets à mener à terme : LowTech Solaire, pour imaginer des solutions de production d'énergie ; Ingénierie des matériaux pour la Santé, pour développer un projet d'ingénierie au service de la médecine ; et Modélisation orientée Énergies du futur, pour créer un modèle numérique de conception de centrales solaires. Ces dix jours de colonie scientifique ont été rythmés par des visites industrielles, notamment chez Amadeus, Kindryl et Ampère, ainsi que par la création d'une toile en expression artistique, mêlant ainsi rigueur scientifique et ouverture créative.
En clôturant cette deuxième édition, Mines Paris – PSL a aussi confirmé son ambition : faire du Summer Camp un rendez-vous annuel pour lutter contre les stéréotypes qui éloignent trop souvent les jeunes filles des filières scientifiques.
Les témoignages de deux participantesPaola Lefebvre. “Je suis au Lycée Audiberti, à Antibes. Je passe en première et j’ai pris comme options maths, physique, chimie et histoire géopolitique. Dans ce stage Summer Camp, ce qui m’intéressait, c’était de découvrir les métiers scientifiques, parce que j'aimerais être ingénieure dans l'aéronautique ou pilote de ligne. Du coup, je me suis dit que voir de nouveaux métiers et découvrir d'autres secteurs, de l'ingénierie pouvait toujours être intéressant. Trois disciplines étaient proposées et j’ai choisi celle de la santé. Ce n’est pas le domaine que j'envisage, mais la présentation m'a plu et je me suis dit pourquoi pas. De ces dix jours, je retiens qu'il ne faut pas se mettre de limites, que malgré qu’en tant que femme nous ne sommes pas favorisées dans ce secteur, il ne faut pas se mettre de barrières et aller là où on veut.” Inès Siek. "Je suis actuellement en scolarité à Perpignan et je passe en première cette année comme Paola. J'ai pris maths, physique, anglais, parce que je voudrais m'orienter vers le spatial, vers tout ce qui est astrophysique, les fusées, les robots, etc. J'ai pris l'atelier survie. Ce stage m'a permis de comprendre un peu les impacts que la construction d'outils ou d'innovations peuvent avoir sur la planète et les impacts CO2. Donc, je trouve que c'est bien d'intégrer ça à la formation pour pouvoir comprendre le fonctionnement des constructions et le métier d'ingénieur plus profondément et dans les détails. Ce stage confirme mes projets. Si j'arrive à faire ce que je veux, je me souviendrai de ce que j'ai appris ici pour pouvoir l'intégrer dans les projets, pour avoir plus de développement durable et de low tech." |