Le TEDxSKEMA Sophia Antipolis à trois semaines du lever de rideau
Le premier TEDx de l’histoire de la technopole, organisé le 4 novembre par les étudiants du SKEMA Ventures Club sur le thème des “Architectures de l’improbable”, a écoulé toutes ses places grand public, suite à une campagne de communication remarquable. Restent une centaine de billets réservés aux étudiants. Huit noms d’intervenants ont déjà été égrainés, semaine après semaine, sur les réseaux sociaux..
Pari tenu pour les étudiants du SKEMA Ventures Club. À trois semaines de l’événement, le TEDxSKEMA Sophia Antipolis du mercredi 4 novembre affiche complet pour le grand public. “On est sold out en grand public et il nous reste cent places à vendre réservées aux étudiants”, se réjouit Mathys Cavelier, vice-président de l’association et co-organisateur. Le défi n’était pas mince. Pour dépasser la jauge de 100 personnes imposée par une licence TEDx classique, l’équipe a obtenu auprès de TED, grâce à l’appui de Jade Tiquet, une licence “Community Plus” ouvrant 490 places, soit la capacité du grand amphithéâtre du campus. (Photo capture d'écran : l'équipe organisatrice à publier un "making off" du TEDx sur YouTube).
C’est une première pour un TEDx organisé par SKEMA, et aussi la première édition dotée d’une licence propre au campus de Sophia Antipolis. Ce succès doit beaucoup à une campagne de communication exemplaire sur LinkedIn. Pendant des semaines, l’équipe a raconté les coulisses du projet, puis dévoilé un à un, chaque semaine, les intervenants avec un portrait soigné, entretenant l’attente et la curiosité.
Le thème retenu, “Architectures de l’improbable”, se veut un clin d’œil appuyé à la technopole et à son fondateur, Pierre Laffitte. “Sophia Antipolis est capable d’inventer le futur, mais elle devrait aussi être capable de le raconter”, expliquent les organisateurs. Pour eux, les structures les plus solides naissent souvent du chaos, à l’image de cette technopole créée sans héritage industriel, sur un plateau aride et sans garantie de réussite, devenue l’un des écosystèmes d’innovation les plus denses du pays. La programmation a été pensée dans le même esprit. “Nous avons voulu mettre en valeur les talents de la technopole”, souligne Mathys Cavelier : sur la dizaine d’interventions, seules deux sont portées par des personnalités extérieures à Sophia Antipolis et à sa région. Pour autant, le plateau ne se limite pas aux chercheurs : il réunit des artistes, des sportifs, des entrepreneurs et des scientifiques, autour de quatre sous-thèmes, l’entrepreneuriat, les sciences, le sport et l’art.
Huit noms ont déjà été égrainés, à mesure d'un par semaine, sur LinkedIn :
- Stéphanie Godier, astrophysicienne et cofondatrice de Recherche et Avenir, s’interrogera sur la manière dont l’Univers a pu créer quelque chose d’aussi improbable que la vie.
- Élie Hachem, directeur du CEMEF (Mines Paris-CNRS) et double lauréat d’une bourse ERC, montrera comment le calcul intensif et l’IA conçus pour l’industrie aident à soigner les anévrismes cérébraux.
- Quentin Tousart, multi-entrepreneur, et Dominique Vian, professeur associé en entrepreneuriat à SKEMA et spécialiste de l’effectuation, se partageront la scène pour un talk à deux voix.
- Frédéric Arnault, ancien arbitre assistant international FIFA, demi-finaliste de la Coupe du monde 2002 et vice-président du District Côte d’Azur de football, reviendra sur une carrière qui s’est jouée « sur le terrain de l’improbable ».
- Caroline Arditti, autrice et fondatrice du Paris Ice Club, se demandera si nos premières fois ont plus de pouvoir que nous ne l’imaginons.
- Frédéric Bossard, directeur de MSc à SKEMA et vice-président de Telecom Valley, s’intéressera aux différentes façons de percevoir l’IA selon son âge, sa culture ou son métier.
- Violaine Bô, consultante en trajectoires professionnelles et autrice de Sabbatical Dream, invitera à repenser nos parcours pour travailler plus longtemps.
Côté organisation, “honnêtement, nous avons quasiment tout fini”, assure Mathys Cavelier. L’équipe a pris de l’avance en prévision des examens de la semaine prochaine. La répétition générale est programmée le samedi 24 octobre. La captation vidéo sera assurée par une société spécialisée, la régie de SKEMA prendra en charge une partie de la technique, notamment le son, et un minibus transportera les intervenants entre l’aéroport ou la gare et leur hôtel. Reste un dernier chantier : convaincre les étudiants, qui bénéficient d’un tarif préférentiel. Les organisateurs vont faire le tour des amphithéâtres de SKEMA et d’autres écoles pour leur expliquer le format TEDx, que certains assimilent encore à “des grandes conférences très longues”. Lancée à quatre par Milo Somnier-Meyer, président de l’association, Mathys Cavelier, Vladimir Gliznitsa et Yoann Napolier, l’équipe a depuis accueilli un cinquième membre (Marius Selles) et sera bien plus nombreuse le jour J pour l’accueil et l’animation.
Pour ces étudiants habitués des Startup Weekends, l’aventure a été d’une autre ampleur. “Ça se concentre sur deux semaines à chaque fois et là, il s’agissait de s’impliquer sur un an”, souligne Mathys Cavelier. Un engagement au long cours qui leur a permis de travailler ensemble dans la durée, d’apprendre à se connaître et d’entrer dans l’esprit TEDx : partager largement des idées qui le méritent.
Rendez-vous le 4 novembre, top 18 h, sur le campus SKEMA de Sophia Antipolis.