La Fondation renforce l’axe Sophia-Antipolis-Montréal
Mission Montréal pour la Fondation Sophia Antipolis. Du 15 au 17 septembre elle a rencontré le science park de Montréal et ses incubateurs, laboratoires d'IA et acteurs des biotechs de la grande métropole du Québec. Autant de contacts qu’elle compte prolonger de manière pérenne et notamment dès le congrès mondial des parcs scientifiques IASP, du 27 au 30 octobre dans la technopole.
À quelques semaines du congrès mondial de l'IASP (International Association of Science Parks and Areas of Innovation) à Sophia Antipolis, la Fondation Sophia Antipolis, avec Sylvain Rouget, en charge du développement, et Patricia Lay, en charge des Sciences de la vie, a mené une mission de prospection à Montréal. Elle s'est déroulée du 15 au 17 septembre, pendant le rendez-vous d'affaires UE–Canada et le salon ALL IN, grand événement consacré à l'intelligence artificielle qui réunit des milliers d'acteurs de la tech et de l'innovation. L'objectif était concret : repérer des partenaires et des méthodes utiles à l'écosystème sophipolitain. Les échanges ont porté sur l'accompagnement et le financement des start-up, la recherche en IA et en quantique, l'attraction des talents et le développement des biotechs. La mission répond à l'une des vocations de la Fondation : développer le rayonnement international de la technopole et ses coopérations avec d'autres territoires innovants. (Photo DR : la Fondation Sophia Antipolis avec Sylvain Rouget et Patricia Lay, à la rencontre des experts du Technoparc Montréal).
Pour l'entrepreneuriat, la délégation a rencontré Centech, qui accompagne notamment des projets deeptech et medtech, HEC Montréal, Ax.c, espace montréalais dédié à l'innovation entrepreneuriale, et NEXT AI, qui propose formation, mentorat et accompagnement aux start-up de l'IA. Ces échanges ont porté sur les modèles d'incubation et d'accélération et sur les solutions de financement. Côté recherche, la Fondation a rencontré Mila, l'Institut québécois d'intelligence artificielle, qui fédère une communauté de chercheurs liée notamment à l'Université de Montréal et à McGill, ainsi que l'université McGill elle-même. Les discussions ont porté sur les collaborations scientifiques et la formation des talents. Pour Sophia Antipolis, l'enjeu est de rapprocher recherche académique, entreprises technologiques et formation, au-delà de la simple promotion du territoire.
La mission a aussi ouvert des pistes dans les sciences de la vie. Avec adMare BioInnovations, organisme canadien qui aide à créer et à faire grandir des entreprises du secteur, la Fondation a étudié les passerelles possibles entre les deux écosystèmes biotech : accompagnement des jeunes pousses, accès à l'expertise et aux infrastructures, relations avec les investisseurs. La délégation a également échangé avec des industriels sur l'implantation d'entreprises, l'innovation et les besoins en compétences. Elle a aussi rencontré des experts du Technoparc Montréal, avec lesquels elle a partagé ses réflexions sur l'immobilier d'innovation durable, une question centrale pour une technopole comme Sophia Antipolis.
“Des écosystèmes différents, mais de vraies complémentarités et des volontés communes fortes” : c'est ainsi que la Fondation résume ce qu’a révélé cette mission. Aucun accord formel ni programme commun n'a encore été annoncé. La prochaine étape sera aussi de “passer des rencontres aux projets concrets” et de renforcer les liens entre Montréal, le Canada et Sophia Antipolis. Le congrès mondial IASP 2026 fin octobre permettra de poursuivre sur la technopole ces échanges engagés au Québec.