EURECOM fait une entrée remarquée dans un des classements mondiaux de référence
Première historique pour l’école d'ingénieurs en sciences du numérique de Sophia Antipolis qui entre, en bonne place, dans le Times Higher Education (THE) World University Rankings 2027. EURECOM est classée 231ᵉ sur plus de 2 200 établissements dans le monde et se hisse dans le Top 5 des établissements français derrière Mines PSL (57ᵉ), Polytechnique (75ᵉ), Paris-Saclay (78ᵉ) et Université Paris Cité (201ᵉ).
Autant dire que c’est un classement qui a été accueilli avec joie à EURECOM aujourd'hui. L'école d'ingénieurs et centre de recherche en sciences du numérique de Sophia Antipolis fait en effet son entrée dans le Times Higher Education (THE) World University Rankings 2027, publié ce mercredi matin. L'un des grands classements mondiaux de référence de l'enseignement supérieur et de la recherche. L'école sophipolitaine s'y classe de plus remarquablement : 231ᵉ mondiale sur 2 297 établissements évalués dans 118 pays et territoires. Ce rang la place aussi dans le Top 5 des établissements français distingués par THE, derrière Mines PSL (57ᵉ), Polytechnique (75ᵉ), Paris-Saclay (78ᵉ) et Université Paris Cité (201ᵉ). Elle est ainsi le seul établissement de ce Top 5 implanté hors de la région parisienne. “On est hyper fiers et je pense que cela va nous donner un gros coup d'éclairage cet automne”, se réjouit son directeur, David Gesbert. (Photo DR : la nouvelle promotion internationale accueillie au Pôle Alpha où EURECOM vient d'ouvrir son IA Center).
L'école restée longtemps sous les radars
Cette entrée a une portée particulière pour une école longtemps restée sous les radars des palmarès internationaux. “Nous avons toujours été une école trop spécialisée, trop petite pour apparaître dans les grands classements internationaux”, rappelle David Gesbert. EURECOM figure bien dans le classement de Shanghai, mais sous la bannière de l'Institut Mines-Télécom, son membre fondateur. “C'est bien pour l'IMT, mais pour la visibilité en propre, c'est quand même mieux d'apparaître en notre nom.”
Le classement THE évalue les établissements à forte activité de recherche selon cinq critères : l'enseignement, l'environnement de recherche, la qualité et l'impact des publications scientifiques, l'ouverture internationale et les relations avec l'industrie. Il salue donc la capacité d'EURECOM à conjuguer formation d'excellence, recherche de haut niveau, coopérations industrielles et attractivité internationale. Selon son directeur, cette reconnaissance aidera l'école “dans ses perspectives de recrutement, d'expansion et de partenariats”.
L'AI Center ouvert depuis mi-septembre
Ce classement arrive en effet dans une rentrée 2026, que David Gesbert qualifie de “plus exceptionnelle” que d'habitude. Depuis la mi-septembre, EURECOM a ouvert son AI Center au Pôle Alpha, une extension de 900 m² qui représente environ 25 % d'école en plus. Elle arrive à point nommé pour un campus historique “plein, plein, plein”, qui accueille près de 500 étudiants et quelque 150 doctorants et post-doctorants.
Une quarantaine des 70 personnes qui composent l'activité IA de l'école, devenue l’un de ses principaux sujets de recherche, s'y sont installées. Les autres restent dans leurs départements d'origine, car ils travaillent sur des applications de l'IA à la cybersécurité, aux réseaux ou à la robotique. Une fête d'inauguration est prévue cet automne.
La capacité d'expérimentation de l'école change d'échelle
Mais au-delà des murs, c'est surtout la capacité d'expérimentation de l'école qui change d'échelle, grâce au déploiement, lancé il y a deux ans, d'une infrastructure de calcul avec le projet CIRCALIS. Un peu plus de la moitié des GPU tournent déjà dans le bâtiment principal au service des étudiants, des enseignants et des chercheurs. L'autre moitié sera installée à Alpha, les deux sites étant reliés par fibre optique.
“Jusqu'à présent, nous avions de super cerveaux, mais nous devions nous reposer sur les capacités de calcul de nos partenaires”, explique David Gesbert. “Désormais, des partenaires vont venir faire des projets avec nous parce que nous avons aussi les moyens sur place de traiter les données de manière souveraine et sécurisée, sans qu'elles aient besoin de partir dans le cloud. C'est cette partie expérimentale qui est vraiment en expansion.”
L'IA, mais aussi la cybersécurité, la robotique, oa 6G et le quantique
Le directeur se garde toutefois de parler d'un virage “tout IA”. “L'IA est devenue à la fois un outil inévitable et un sujet de recherche fondamentale”, souligne-t-il, citant les travaux sur une IA plus sobre en énergie et en données. L'école continue aussi de miser sur ses autres expertises, désormais croisées avec l'IA : la cybersécurité, la robotique, la 6G et le quantique. Elle sera d'ailleurs présente au World Quantum Cannes Festival sur un stand partagé avec l'EDHEC Business School.
Pour Sophia Antipolis, cette entrée dans le THE conforte la place de la technopole parmi les grands territoires européens de l'innovation numérique, de l'intelligence artificielle, des réseaux du futur et de la cybersécurité. Une bonne nouvelle aussi pour Sophia.