Prix Pierre Laffitte : une 10e édition entre quantique, santé et bioplastiques
Pour sa 10e édition, le prix a distingué Lou Boulant, Corentin Morin et Nathan Lecaron, ainsi que deux lauréats d’un prix du public inédit. A cette occasion, la CASA annonce 7 millions d’euros pour l’extension du campus Pierre Laffitte de Mines Paris – PSL.
Dixième édition pour le Prix Pierre Laffitte. Elle a été célébrée le 16 octobre au campus Pierre Laffitte de Mines Paris – PSL, et a consacré une nouvelle fois la relève scientifique de Sophia Antipolis. Créé par le professeur Elie Hachem, ce prix récompense chaque année l’excellence scientifique et la créativité des jeunes chercheurs de Mines Paris – PSL et d’Université Côte d’Azur. Il y a dix ans, la première médaille avait été remise par Pierre Laffitte lui-même, le fondateur de la technopole, à un doctorant de deuxième année. Depuis, le prix, qui bénéficie du soutien de la Fondation Mines Paris et de la Fondation Sophia Antipolis, sponsor de l’événement, s’est imposé comme un rendez-vous de la rentrée académique sophipolitaine, fidèle aux valeurs de bienveillance, d’exigence scientifique et d’esprit visionnaire héritées de son parrain. (Photo DR : les lauréats de cette 10ème édition).
Cette année, douze finalistes ont présenté leurs travaux sous forme de pitchs scientifiques. Leurs domaines allaient de l’intelligence artificielle aux communications quantiques, en passant par l’énergie, les matériaux et la robotique. Le palmarès 2026 met à l’honneur la physique, avec trois lauréats issus de laboratoires Université Côte d’Azur – CNRS.
- Le premier prix et la médaille reviennent à Lou Boulant, de l’INPHYNI. Ses recherches portent sur des micronageurs magnétiques auto-assemblés qui, pilotés par un champ magnétique, accélèrent la dissolution des caillots de fibrine en favorisant le transport des agents thérapeutiques.
- Corentin Morin, du CRHEA, obtient le deuxième prix pour ses travaux sur la simulation quantique d’états “supersolides”, qui associent un ordre spatial régulier à des propriétés de superfluidité, à l’aide d’excitons indirects.
- Nathan Lecaron, également de l’INPHYNI, complète le podium avec ses recherches sur les solutions et dispositifs de communications quantiques.
Pour marquer cet anniversaire, un prix du public a été créé à titre exceptionnel. Il récompense la capacité des chercheurs à rendre leurs travaux accessibles au plus grand nombre. Deux lauréats ex æquo ont été désignés.
- Nathan Jourdainne, doctorant au CEMEF de Mines Paris – PSL et à l’Institut de chimie de Nice, travaille sur le recyclage durable des plastiques biosourcés et biodégradables, dans le cadre du projet ANR ECO2R.
- Alimatou Sadia Anike Memudu, de l’I3S et d’IMRA Europe, conduit des recherches sur la détection d’objets neuromorphique à basse consommation d’énergie.
La cérémonie a aussi été l’occasion de deux distinctions honorifiques.
- Pierre Montmitonnet, chercheur émérite du CNRS au CEMEF, a été salué pour ses dix années de présélection des candidats.
- Jean Leonetti, président de la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (CASA) et maire d’Antibes Juan-les-Pins, a reçu un trophée pour son soutien au prix depuis sa création.
Au-delà du palmarès, cette édition anniversaire illustre la place du campus Pierre Laffitte dans les ambitions universitaires de la technopole. La CASA a réaffirmé à cette occasion son partenariat historique avec Mines Paris – PSL. Elle investit 7 millions d’euros, aux côtés de l’État et de la Région Sud, dans l’extension du campus et dans le projet de “Route des Savoirs”. L’objectif est de relier les grands pôles d’enseignement de Sophia Antipolis pour faire émerger un véritable “méta-campus”, ouvert et interconnecté.